Je suis José María, professeur en retraite. Je crois que la plupart des gens, nous sentons la nécessité d’aider les autres. Cela est constaté par la satisfaction intérieur que nous éprouvons lorsque nous aidons quelqu’un. À travers sœur María Jesús Ramos, j’ai connu que les Sœurs de la Compassion organisent un volontariat, pour y collaborer au Pérou et à Yaoundé (Cameroun). Dès le début, j’ai manifesté mon désir de venir au Cameroun. Et c’est là que j’y ai travaillé pendant deux mois et demi, au Foyer de l’Espérance, où il y a des enfants de la rue accueillis, entre 10 et 15 ans qui ont abandonné la maison familiale.

Ici, j’ai partagé ma vie, mon temps, avec des éducateurs qui en des conditions précaires et avec peu de moyens, essaient de dignifier la vie de ces garçons. L’objectif est la réinsertion en famille, et si on ne réussit pas à le faire, au moins éviter qu’ils retournent dans la rue, en les faisant fréquenter l’école et plus tard, même qu’ils apprennent un métier. Ou, aussi, en leur aidant pour aller à l’université.

Franchement, c’est un peu décourageant de les voir revenir dans la rue. C’est pourquoi je considère que c’est admirable la constance des éducateurs et des responsables du centre. Je pense que les volontaires, nous pourrions aider beaucoup si le centre avait des priorités bien établies. Autrement, nous pouvons être des « parachutistes » sympathiques, très bien intentionnés mais peu efficaces.

Yaoundé, le 20 janvier 2020